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Amélioration et entretien du réseau routier

Une route se détériore au fil du temps puisque la circulation des véhicules fatigue la structure. Les camions sont particulièrement agressifs puisque, suivant sa charge, un passage équivaut à celui de 300 000 à 700 000 voitures.

Le matériau peut alors se fissurer, l’eau pénètre dans la chaussée ce qui, à terme, provoque des vides et des déformations de la surface de roulement.

Bien évidemment, le gel et le dégel accélèrent ces phénomènes. Quand les dégâts deviennent trop sérieux, une rénovation s’impose. Elle peut se faire en ajoutant une ou plusieurs couches de matériaux (c’est le rechargement) ou en enlevant la couche existante pour la remplacer par une autre (c’est le décaissement).

On profite de ces travaux pour donner aux routes des caractéristiques homogènes de largeur (c’est le calibrage) et de revêtement. Chaque année, ce sont ainsi des kilomètres de routes qui font l’objet de tels travaux, déterminés à partir d’un programme pluriannuel pour les itinéraires les plus importants, ou à partir des informations qui remontent du terrain pour les autres.

A côté de ces travaux, le département a aussi une action très forte dans le domaine des équipements qui concourent à la sécurité routière, puisqu’il installe et entretient la signalisation verticale (les panneaux de police et de direction), des glissières de sécurité équipées dans certains cas de protections spéciales pour les motards et de la signalisation horizontale (les bandes blanches).

Ces opérations d’investissement s’accompagnent chaque année, plusieurs fois par an, de travaux d’entretien courant qui consistent à colmater des fissures, à boucher des trous (les nids de poule) qui se forment surtout à la sortie de l’hiver et à faucher les accotements. 4250 km d’accotements sont fauchés chaque année, de une à trois fois selon le profil des dépendances, ce qui revient à faucher 17 500 kilomètres sur une largeur moyenne de 1,50 mètre.

L’autre aspect de l’entretien est la viabilité hivernale qui mobilise tous les hivers une centaine d’équipages (camion + saleuse + lame de déneigement) pour assurer la circulation des usagers.

Bien entendu, tous les itinéraires ne peuvent pas être traités en même temps, et des priorités sont
établies en fonction de l’importance stratégique des routes. Ces prestations sont assurées à la fois par des agents des services et par des entreprises avec lesquelles le département a conclu des marchés.