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Tribune de février 2012
| Les élus de L’UNION POUR L’AVENIR | Les élus de la majorité, GROUPE SOCIALISTE, RADICAL ET DIVERS GAUCHE |
| Aide à la coopération en Tunisie : un soutien du Conseil général trop précipité ? | Une nouvelle ère pour l’attractivité de la Saône-et-Loire : trois grands projets pour notre département |
| Au mois de juin dernier, seulement 6 mois après le début des événements en Tunisie qui allaient conduire à la chute du régime Ben Ali, le Conseil général décidait d’engager un programme de coopération avec la région de Sidi Bouzid, berceau de cette révolution. Cette décision avait provoqué un vif débat au sein de notre groupe, notamment sur le montant des sommes engagées (300 000 e) au regard du plan d’austérité que le Conseil général venait d’imposer à tout le territoire. Finalement, nous avions décidé de voter POUR ce rapport tout en annonçant que nous serions vigilants quant à l’attribution de ces subventions. Au mois de décembre dernier, re-belote ! Alors même que les élections à l’assemblée constituante ont donné la victoire au parti des islamistes d’Ennahda, que la condition des femmes pose de plus en plus de questions, le Conseil général décide d’inscrire de nouveau 300 000 e en faveur de la Tunisie. Nous avons cette fois décidé de voter CONTRE cette nouvelle subvention pour dénoncer avant tout la précipitation du Conseil général. En effet, il ne s’agit pas de contester l’expression de la générosité de notre Département mais bien de s’interroger sur la pertinence d’une telle action de coopération (600 000 e au total) dans un contexte institutionnel local qui reste très aléatoire. Nous ne manquerons pas d’interroger régulièrement le Président du Conseil général sur le suivi de ce dossier. Pour nous contacter : Groupe Union pour l’Avenir de la Saône-et-Loire Tel. 03 85 38 58 16 unionavenir71@orange.fr |
L’assemblée départementale de février 2012 a été l’occasion de proposer aux élu(e)s trois grands projets qui montrent que notre département sait attirer des investisseurs extérieurs en mettant en avant les atouts de la Saône-et-Loire. On sait que notre département bénéficie d’une position géographique stratégique et qu’il peut offrir des services et des infrastructures aptes à accueillir de nouvelles activités. Mais il faut aussi de la volonté politique pour créer des conditions facilitant l’intérêt d’investisseurs pour notre territoire et faire aboutir des projets. La diversité de ce qui a été présenté, en alliant culture, tourisme, économie et atouts gastronomiques prouve que la stratégie de réunir les forces vives de ce département autour d’une marque « bannière », qui donne une identité positive de la Saône-et-Loire, est la bonne. Ces trois projets laissent espérer de solides retombées en matière économique pour nos territoires. Quand un investisseur du tourisme de renommée internationale (groupe Pierre et Vacances/Center Parcs) veut réaliser un centre d’accueil en Charolais, c’est, bien sûr, au profit de l’emploi au niveau local. Quand une société d’organisation dépositaire d’un festival national très populaire comme les Francofolies propose de créer un événement fort à Tournus, c’est pour exporter notre image et rapprocher la culture des habitants. Enfin, quand un espace d’expression artistique en lien avec de prestigieux musées reconnus mondialement accueillera à Cluny de grandes expositions, cela concourra à renforcer durablement notre attractivité. Le Conseil général de Saône-et-Loire agit ainsi pour le développement et le rayonnement de notre territoire. |
| André ACCARY Conseiller général du canton de Paray-le-Monial Président du groupe UASL |
Rémi CHAINTRON Président du groupe de la majorité départementale socialiste, radicaux et divers gauche |
DÉBAT
La culture peut-elle être un vecteur d’attractivité et de développement économique pour notre territoire ?
| De grands événements culturels participent évidemment à la renommée de notre territoire, au même titre que notre patrimoine, nos sites touristiques, nos productions agricoles et même nos entreprises. Au niveau culturel, le premier exemple qui nous vient à l’esprit est la formidable réussite de « Chalon dans la rue » qui attire chaque année 350 000 visiteurs. Aujourd’hui, ce festival est une référence nationale. Les retombées économiques sont considérables pour le bassin chalonnais en termes d’hébergement et de restauration par exemple. Après, est-ce que le Conseil général doit pour autant se transformer en producteur de spectacle ? En 2008, n’était-il pas « surprenant » que le président du Conseil général fût « entrepreneur de spectacle » quand dans le même temps il avait en charge la gestion du RMI-RSA ? Mélange des genres qui peut nous interpeller ! |
La culture : composante de la vitalité des territoires La Saône-et-Loire bénéficie de trois scènes nationales réputées, elle dispose d’un patrimoine et de musées qui constituent un atout touristique considérable. Ces hauts lieux de la culture, une programmation riche et variée, portée notamment par les associations, drainent des visiteurs de la France entière dynamisant notre économie. Les associations culturelles, quant à elles, mobilisent des milliers de bénévoles et emploient plusieurs centaines de salariés. La culture contribue aussi à la qualité de vie à laquelle la population du département est attachée et l’offre culturelle attire de nouveaux habitants. Aussi, après deux ans de suspension des dispositifs pour cause de plan de sauvetage, la majorité a décidé de réinvestir en faveur de la culture dans des proportions compatibles avec l’équilibre du budget général. Nous soutiendrons 27 structures et de nombreux projets à travers tout le territoire. Il s’agit d’être à l’écoute, de valoriser, de sentir des frémissements, des potentialités. |
| Thierry COLIN Conseiller général du canton de Cuisery |
Jean-Luc VOIRET Conseiller général de Saint-Martin-en-Bresse Membre de la commission culture |



