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Le Département et le Centre d’études stratégiques et de développement à Sidi Bouzid en Tunisie
Le Département et le Centre d’études stratégiques et de développement à Sidi Bouzid en Tunisie
Le point de départ de la révolution tunisienne, qui a mis fin à des années de dictature de l’ancien président Ben Ali, se situe à Sidi Bouzid où le jeune Mohamed Bouazizi, diplômé et chômeur comme de nombreux jeunes Tunisiens, qui vendait des fruits et légumes sur le marché sans autorisation s’est immolé devant le gouvernorat.
Arnaud Montebourg s’est rendu fin avril 2011 en visite officielle à Sidi Bouzid car il lui est apparu primordial de rencontrer les jeunes et la société civile qui ont conduit cette révolution afin que le Département puisse participer, à sa mesure, à la consolidation des acquis de la révolution.
Afin de conforter les acquis de la révolution, de consolider la transition démocratique de la Tunisie et de participer au développement de la région de Sidi Bouzid, berceau de la révolution, le Département a noué, en l’absence pour l’heure d’une administration territoriale constituée, un accord de coopération avec le Centre d’études stratégiques et de développement de Sidi Bouzid.
La Région de Sidi Bouzid
Éloignée de la mer (135 km à l'ouest de Sfax) et de la capitale (265 km au sud de Tunis), cernée par des montagnes, Sidi Bouzid souffre d'une situation d'enclavement qui a participé à limiter son développement. La région de Sidi Bouzid compte 412 500 habitants et 10 communes dont la ville de Sidi Bouzid (environ 40 000 habitants).
Le Centre d’études stratégiques et de développement de Sidi Bouzid
Le Centre d’études stratégiques et de développement de Sidi Bouzid a été créé par de jeunes diplômés du supérieur formés pour l’accompagnement des porteurs de projets et leur suivi afin d’en assurer le succès dans la durée. Ce centre est porté par une dizaine de personnes (des professeurs, entrepreneurs, économistes, avocats, médecins…) réunis par l’engagement en faveur de cette région sinistrée, telles que Dr M.S. NOURY: ingénieur, docteur en économie, qui dispose d’une grande expérience dans l’entreprenariat, la création et la gestion de projets de développement.
Il s’agit d’une organisation non gouvernementale créée suite à la révolution pour accompagner le développement économique et social de la région de Sidi Bouzid, renforcer le rôle de la société civile et pallier l'absence de collectivités locales élues et représentatives, dans l’attente d’élections locales, et qui a pour principaux objectifs :
- d’aider la révolution tunisienne à réussir son parcours pacifique et tolérant,
- de favoriser l'équilibre entre la société civile et le pouvoir de l'Etat central tunisien,
- d’inventer et d’expérimenter un schéma de coopération pour de nouvelles relations internationales fondées sur la coopération, la solidarité, le développement partagé, l'amitié entre les peuples la paix et la fraternité.
A terme, l’association qui œuvre en lien avec la pépinière d’entreprises de Sidi Bouzid doit renforcer son partenariat avec le gouvernorat et conduire avec lui son projet de développement.
Le partenariat entre Sidi Bouzid et la Saône-et-Loire
Le 17 juin 2011, le Conseil général a décidé de conclure un accord de coopération avec le centre et de signer une convention de partenariat pour 2011qui prévoit que le Département cofinance 4 actions du centre : les mousquetaires du développement régional, un puits et coopératives agricoles, la création d’une radio libre, le site internet « mesoliviers.com ».
Le Département participe ainsi aux projets suivants :
- « Les mousquetaires du développement » : l’objectif de ce projet est de développer un esprit d'entreprise, de développement solidaire en recrutant une dizaine de jeunes diplômés de l’enseignement supérieur et actuellement au chômage, de les former pour en faire des chefs de projets, capables de suivre des projets et d'accompagner leurs porteurs pour les aider à réussir leur entreprise.
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Les puits et l'agriculture coopérative :lLes puits de captation d'eaux profondes (sondages) représentent ce dont les paysans ont le plus besoin et qu'aucun d'eux ne peut financer ni rentabiliser seul en raison de la taille des parcelles qui dépasse rarement la dizaine d'hectares. II s'agit ainsi d'utiliser ce levier pour développer l'agriculture et le bien-être des agriculteurs, promouvoir l'esprit coopératif, l’entraide et la mise en commun de moyens de production et de commercialisation. Les puits et les moyens de production seront propriété collective d’une vingtaine de paysans, gérés collectivement avec l'aide du Centre.
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Une radio libre : cette radio, vecteur indispensable d'information de la population, sera l'expression libre de la jeunesse, des citoyens et de la société civile, en faveur de la liberté, de la démocratie, de la tolérance, de la conscience citoyenne, de l'amitié et de la fraternité entre les peuples, de la paix, du développement durable, de la prospérité partagée, du dialogue des civilisations, de l'enrichissement mutuel des différences entre les peuples.
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Le site mesoliviers.com :il s’agit du parrainage/adoption d’oliviers de Sidi Bouzid par des citoyens, des coopératifs ou des commerçants de Saône-et-Loire pour favoriser le commerce équitable et l'échange entre les deux partenaires.
Une mission technique en Tunisie fin septembre 2011
La délégation comprenait Gérard Buatois, conseiller général délégué à la coopération décentralisée, accompagné d'un technicien du Département. Elle a permis, outre une rencontre avec les autorités françaises locales : Institut français de la coopération, Agence française de développement, Institut de recherche et développement à Tunis, de constater l'avancement des investissements cofinancés par le Département à Sidi Bouzid dans le but de mettre rapidement et concrètement en œuvre le partenariat lancé par le Conseil général en juin dernier avec le centre d’études stratégiques et de développement.
Ainsi, la radio fonctionne depuis début septembre avec une vingtaine d'heures de direct par jour ! Cette radio, qui figure parmi les 12 radios libres autorisées par le gouvernement transitoire tunisien dans l'été, a, comme ses consœurs, un but essentiel d'information qui ne doit en aucun cas être politique ou religieux. Par ailleurs, certains des "mousquetaires du développement" ont déjà été recrutés et parmi eux, 4 sont accueillis en stage dans les services départementaux durant une période allant du 7 novembre à mi-décembre 2011.



